FORUM DES FORUMS
DES ORGANISATIONS DE LA DEMOCRATIE REVOLUTIONNAIRE
Centre de Promotion de l’Artisanat de Cotonou
Cotonou, 14 septembre 2006
Revendications adressées : au Chef de l'Etat et au Parlement Béninois.



Avant-propos ( Pascal FANTODJI )



Avant-propos  

     Pour qui est quelque peu habitué  aux réunions populaires, aux réunions d’organisations de masses démocratiques, où paysans pauvres, hommes comme femmes, artisans et ouvriers peuvent prendre librement la parole, il apparaît que les intervenants se répandent généralement en jérémiades allant jusqu’à des imprécations contre la bureaucratie des fonctionnaires, leurs escroqueries régulières avec l’aide des gouvernants, des policiers et gendarmes. Il leur arrive de fustiger les magistrats et autres juges des tribunaux réguliers avec les longues procédures incompréhensibles, les faits manifestes de corruption, la connivence entre malfrats pris en flagrant délit, avec ces juges et forces répressives pour les pauvres. Ces plaintes publiques souvent assorties d’exemples concrets ressemblent comme à des défoulements pour les libérations spontanées des opprimés d’un fardeau quotidien qui pèse et écrase. Les plaintes se font en direction d’hommes jugés responsables mais qui ne se sentent et ne peuvent se sentir nullement responsables des délits identifiés, délits allant parfois jusqu’à des crimes (viols, harcèlement, assassinats, etc., etc.) Ces plaintes récurrentes  constituent les spectacles auxquels on assiste depuis la fin des années 60 jusqu’aujourd’hui sans qu’aucune solution radicale n’ait jamais été envisagée par les gouvernants pour soulager quelque peu les malheurs des pauvres, des opprimés, des démunis. Les assemblées de cette nature se multiplient. Des hommes se dégagent pour défendre les pauvres dans les cas criards ; des organisations se créent pour agir dans la défense de leurs camarades  en cas de brimade ou plutôt de « péril » social. Le mal ne finissait pas. La bureaucratie s’aggrave et aggrave tout.

      Cependant, dans notre pays arriéré, les individus se satisfont des règlements des litiges par des chefs religieux, des chefs des familles patriarcales, des rois et autres sages qui s’appuient dans leurs verdicts sur la connaissance profonde de nos us et coutumes. Le colonisateur était autrefois obligé de tenir compte de cette juridiction et avait institué un droit dit coutumier. Aujourd’hui, les conflits entre patrons et travailleurs ne sont réglés que lorsque sont intervenus quelques responsables syndicaux considérés comme représentatifs et probes et le travail momentanément interrompu pouvait reprendre lorsque le patronat honorait ses engagements. Mais, les gouvernements ne reconnaissent ni la légitimité encore moins la légalité des jugements des chefs coutumiers ou des règlements de conflits entre patrons et travailleurs par les élus syndicaux interposés. Le patronat tente toujours de remettre en cause ces règlements de conflits cherchant toujours à maintenir les travailleurs dans la soumission servile à ses désirs voire ses brutalités.

      Et pourtant, depuis le XIXè siècle, il existait déjà dans les pays capitalistes d’Europe et il continue d’y exister ce qu’on appelle les conseils de prud’hommes. « Il s’agit, indique le Larousse, de conseils composés paritairement de représentants de salariés et des employeurs et dont le rôle est de trancher les conflits individuels de travail ». Ces conseils constituent donc depuis plus d’un siècle en Europe la juridiction de l’instance la plus basse où l’on peut régler une foule de conflits entre citoyens.

      La revendication essentielle contenue dans le présent dossier de la démocratie révolutionnaire consiste en l’instauration de sorte de conseils de prud’hommes dans tous les secteurs de la vie de notre pays : quartiers de ville, villages, unités de production. Il s’agira de conseils constitués d’élus aux niveau où ils correspondront par les travailleurs des unités de production et le patronat de ces unités, par les habitants d’un quartier de ville ou d’un village avec la participation de fonctionnaires (infirmiers, instituteurs, assistants sociaux, encadreurs ruraux) méritant la confiance de ces administrés. Les conseils de prud’hommes des villages comporteront des intellectuels traditionnels (guérisseurs, devins, chefs religieux, chefs coutumiers) qui connaissent le mieux les us et coutumes des nationalités du pays. Ces conseils se forment spontanément dans la lutte et affluent à l’Institut International de Recherche et de Formation (INIREF). C’est dire qu’ils permettent et contrôlent l’instruction populaire et règlent naturellement des litiges de toutes sortes selon des pratiques très anciennes remises au goût du jour, adaptées et améliorées. Ainsi, ces comités initient-ils du nouveau et adaptent-ils les décisions bureaucratiques des pouvoirs successifs en cherchant à en critiquer dans la pratique tout ce qui est pesant, ruineux pour les hommes et tendant à développer la corruption des bureaucrates et la souillure des masses populaires. Ils permettent dans la pratique une régulation des vindictes populaires, survivances de la vendetta.

     La revendication principale consiste en la prise d’une loi par le parlement, promulguée par le Chef de l’Etat légalisant immédiatement les comités existants avec les actes positifs et progressifs accomplis par eux. Ainsi pourra s’instaurer une réflexion approfondie pour une meilleure formalisation ultérieure de leurs attributions et prérogatives.

     Dans la revendication, il est affirmé la nécessaire légalisation immédiate des comités existants avec leurs actes accomplis et l’on peut imaginer que les gouvernants voient les choses autrement;  ils peuvent renvoyer tout dans le futur pensant déjà beaucoup faire pour les initiatives qui se développent. On peut affirmer sans risque de se tromper que de la sorte on empire les choses en poussant la patience des masses dans les dernières limites.

     Car, les avantages d’agir ainsi que préconisé ici sont multiples.

     Premièrement, seule leur légalisation immédiate permettra de mettre en évidence leur importance numérique ainsi que les activités sociales, culturelles, administratives, judiciaires dont ils sont capables ainsi que la possibilité d’en corriger progressivement les défauts.

     Deuxièmement, leur légalisation immédiate permettra d’enraciner profondément la justice dans les racines de notre culture, de nos us et coutumes.

     Troisièmement, on ne peut en empêcher la pratique à moins de pratiquer l’arbitraire contre son propre peuple, ses cultures et les garants de ces dernières.

     Quatrièmement, leur légalisation immédiate permet à l’ensemble des peuples du pays de s’intéresser directement aux affaires d’Etat, aux lois et à la justice qu’ils ignorent malgré cette affirmation creuse et tautologique selon laquelle  "Nul n’est censé ignorer la loi". Oui, c’est vrai, nul n’est censé ignoré la loi  (établie par les classes dirigeantes). Mais, le paysan pauvre, l’artisan pauvre, la femme du paysan pauvre ou de l’artisan pauvre généralement analphabète ainsi que son mari ignorent tout des lois qui sont censées régir leurs vies. Et, devant les instances administratives et judicaires on peut souvent entendre en un fon châtié ou en un bariba ou en un adja ou en un yoruba tous châtiés que si l’on te demande : « Quelle est ta profession ? » et que tu te vois obligé de répondre "Cultivatè" (cultivateur), tu sens au plus profond de toi-même que c’en est fait de toi !

     Cinquièmement, or les paysans pauvres, les artisans pauvres, les femmes pauvres, les ouvriers ont le courage de parler, d’exprimer leurs pensées profondes devant ces assemblées générales de villages ou quartiers de ville ou d’unités de production. La légalisation immédiate de ces instances administratives et judiciaires permet l’élévation rapide et en masse des niveaux politiques et culturels de l’ensemble de la population ainsi que le niveau du combat de la fraude, de la corruption et de la souillure.

     Sixièmement, il est insensé de faire répéter aux curetons dans ce XXIe siècle comme à des esclaves antiques que "Si on vous gifle sur la joue droite, tendez votre joue gauche" sans se soucier le moins du monde qu’on incite en clair à la  désobéissance civile aveugle ! Ce n’est là que pure provocation de ceux qui souffrent et se plaignent et qui ont besoin de s’exprimer, de trouver des instances juridictionnelles qui veulent bien les entendre et les aider. Or, ces pratiques ainsi que celles opportunistes qui appellent à l’obéissance aveugle sous le couvert de connaître le droit mieux que les opprimés appellent objectivement la torture et la répression des pauvres face à leur oppression déjà présente et pesante. 
 

     Or, ce dont le peuple a besoin, c’est crier vengeance ou ce qui revient pour lui au même, c’est crier justice ! (la vraie) face par exemple à l’assassinat d’un Rémy Akpokpo-Glèlè qui, de sa prison a commis l’imprudence d’écrire à des organisations extérieures à notre pays qu’il n’a pas été torturé et de se voir sa lettre interceptée par ses tortionnaires qui, pour ne pas subir la foudre de leurs maîtres ont dû le battre à mort. Aveu face à la commission Mayaba ! Un autre aveu ! est celui de cet autre tortionnaire qui, ayant égorgé Razac Bakari, prétend dans un premier temps qu’il s’est suicidé pour se voir confondre par l’expertise du médecin légiste qui a prouvé que le prisonnier est mort à la suite de blessures par un objet tranchant appliqué sur sa gorge.

     Septièmement, les faits ci-dessus révélés méritent que les justiciers de l’Etat se saisissent et jugent les criminels. Mais rien n’est fait depuis plus de 19 ans. Et des faits analogues se sont répétés dans notre pays avec l’immunité à Kérékou et la poursuite des crimes analogues sous le pouvoir de Soglo et aujourd’hui sous le pouvoir d’un Yayi Boni avec des comportements insensés des forces de sécurité publique face à des exactions à Bassila.

     Des juridictions de basses instances proches du peuple ne peuvent pas manquer de se saisir pour ensuite confier ce qui relève de la compétence d’organes supérieurs à ceux qui en ont la charge et l’obligation.

     Si insensible au présent dossier, le Parlement de notre pays se sera montré complice de crimes crapuleux qui se sont déroulés dans notre pays et partant abject.

     Huitièmement, la justice moderne héritée de la colonisation a ceci de particulier que les faits de procédure passent avant le fond des choses. Des hommes qui se décernent le brevet d’honnêtes gens pourront trouver des arguments déclarant notre requête irrecevable par le Parlement. Les masses populaires ont besoin quant à elles qu’on traite du fond des choses. Elles savent se faire patientes. Mais, à leur heure, elles savent se faire entendre ; c’est à se demander si ce n’est pas cette expression des choses que les oreilles bien faites entendent déjà avant le présent dossier et mieux encore avec lui. Il faudra peut-être des changements dans le pays. Mais, qu’est-ce qui doit changer ? Est-ce les hommes ou est-ce d’autres choses ? Il est certain que l’homme doive s’adapter aux choses qui changent. Il est certain que l’homme peut changer des choses et s’adapter à leurs changements. Mais, l’homme doit-il changer ? Il ne peut changer qu’avec l’adaptation aux changements nécessaires et ne peut changer avec la volonté subjective de le faire à moins que cette volonté soit collective dans le changement des choses. Nous osons donc penser que trop d’inepties se disent avec le « changement à la Yayi Boni ». L’élection de ce dernier à la tête de l’Etat n’autorise qu’au nom de  son slogan de changement on s’autorise à nous abreuver d’inepties que nous ne saurions tolérer.

     Un ancien ministre de l’éducation nationale devenu conseiller de l’actuel Président prétend que les nouveaux programmes d’enseignement auraient été scientifiquement conçus sans pouvoir nous signifier sous quelles hypothèses et pour l’application dans quels types de sociétés. Il ne trouve des lacunes que dans la vitesse d’application ou le contenu "lourd" de chaque phase. Il se réfère abondamment à la CONFEMEN en admettant implicitement que notre pays est un pays de langue française sans expliquer que cet artifice conduit à assimiler la langue française comme langue maternelle de nos enfants. Et si c’était cela, ne peut-on pas constater que les scientifiques peuvent en matière de sciences pédagogiques se tromper et s’autocritiquer ? Ne peut-on pas constater que l’UNESCO, plus haute instance pédagogique au monde préconise avec insistance depuis 2003 l’instruction des enfants en leurs langues maternelles respectives avant toutes possibilités d’accès aux langues étrangères ? Que dire alors du retour en France de l’enseignement de la lecture par la méthode syllabique dès  l’actuelle rentrée scolaire ?!  La "méthode globale" ne serait-elle pas adaptée plutôt aux adultes analphabètes qui apprennent à lire, écrire et s’instruire dans leurs propres langues respectives ? Le Français n’est la langue maternelle d’aucun Béninois que nous sachions. Heureusement que les accords de principes de Genève 2003 et l’Agenda de Tunis de décembre 2005 veulent la survie de nos langues maternelles que nous ne pouvons « changer » et que notre pays a souscrit à ces principes et à cet agenda.

     La réflexion théorique semble avoir déserté l’arène de l’administration et de la gouvernance.

Le comble est que l’on veut confier le changement des hommes à la volonté de "prodiges" en matière de sociologie et de gouvernance ! A notre connaissance, il peut exister des prodiges en mathématiques, en informatique, en sciences physiques par exemple. Mais des enfants prodiges en philosophie ou en sociologie, cela n’existe pas ; à moins de prodiges en matière de mémoire pour les textes de philosophes, de sociologues, etc. Des enfants prodiges pour la découverte de méthodes philosophiques, sociologiques et pédagogiques, cela n’existe pas et n’a jamais existé d’ailleurs. Ces disciplines supposent et exigent beaucoup de pratique au préalable. S’en remettre à des enfants prodiges, c’est faire du tort à ces enfants auxquels on fait courir le grand risque de mépris et de rejet par les hommes si ce n’est la perte de la société entière !

     Alors, le gouvernement de Yayi Boni et monsieur Guidibi père devraient faire attention au sort qui attend le jeune Guidibi en le montant en épingle. Ce n’est pas une malédiction, c’est un conseil humanitaire. En tout cas, le peuple saura éviter sa catastrophe pour ne pas se perdre avec un individu puéril.

     La bonne gouvernance quant au fond exige entre autres l’ardent patriotisme pour les pays arriérés comme le nôtre et la mise en œuvre du principe de subsidiarité à savoir que des instances supérieures ne viennent pas se mêler des tâches et attributions des instances inférieures. Les changements améliorant la pratique administrative et judiciaire constituent les véritables et seuls changements qui vaillent aujourd’hui la peine d’être entrepris.

     Lorsque des journaux accusent le nouveau Président de la République de brader le Port Autonome de Cotonou et autres Postes et Télécommunications au profit des Bolloré et Bouygues de triste renom en Côte d’Ivoire, il est inconvenant que Yayi Boni se taise. L’apatridie n’a pas d’autres significations. Les coudées franches doivent être laissées aux responsables à la base qui ont peu besoin de gendarmes pour bien travailler surtout lorsque ceux-ci viennent d’en haut. Des juges émérites existent dans les villages et quartiers de ville qui peuvent expédier rapidement et en toute honnêteté de multiples affaires des citoyens évitant la paperasserie bureaucratique, les lenteurs administratives et d’inutiles pertes de temps et d’énergies qui serviraient avantageusement ailleurs. C’est avec ces points de vue que le Forum des Forums : Forum des travailleurs salariés, Forum des paysans et artisans pauvres, Forum des femmes pauvres, Forum des jeunesses révolutionnaires (AJOAB et UNSEB), Forum des intellectuels traditionnels (INIREF et FMTA) s’est réuni le 14 septembre 2006 sous le thème : « Pour améliorer quelque peu les conditions de vie des travailleurs et des peuples ainsi que les conditions d’étude des élèves, formuler des thèmes de projets de lois en termes de revendications vis-à-vis du Gouvernement et du Parlement ». Ce Forum des Forums a pensé nécessaire de partir d’une description objective de toutes les formes de torture et de vexation subies par les travailleurs et les peuples avec les crimes politiques, les états de siège, les tortures physiques et morales dans les geôles, descriptions faites par le Parti Communiste le 7 septembre 2006 avant de procéder à une synthèse sous forme de thèses éthiques et juridiques fondant l’examen critique des actes des pouvoirs successifs depuis 1989 jusqu’à nos jours. Il résulte de tout cela une insistance particulière sur ce que peuvent être les lois en matière d’état civil et des instances judiciaires les plus élémentaires possibles : les conseils de prud’hommes étendus aux villages et quartiers de ville érigibles en plus petites communautés autonomes au plan administratif et sur bien des aspects de la justice et peut-être du financement de leurs activités. Nous n’aurons en cela fait que recopier un aspect de l’expérience française que certains aiment tant copier sans discernement. Il est permis de copier ce qui est beau et en adéquation avec notre situation réelle. Ce qui spolie notre souveraineté devrait être méprisable. La France compte 36.700 communes ; ce qui correspond à environ 3.670 communes pour sept (7) millions d’habitants. Soit le nombre total des villages de notre pays pour une population entre six (6) et sept (7) millions d’habitants.

     Les résultats des travaux consignés en termes de thèmes de projets de lois constituent la substance du présent dossier que l’ensemble du Forum des Forums soumet à l’attention de l’Assemblée Nationale, du Gouvernement, des Comités divers du pays et de tous les citoyens.  

                 Pascal FANTODJI 

                 Président du Présidium du Forum des Forums 
             
             
             

     INTRODUCTION DE LA REUNION DU FORUM DES FORUMS 

     Le Forum des Forums s’est réuni le jeudi 14 septembre 2006 sous le thème : « Pour améliorer quelque peu les conditions de vie des travailleurs et des peuples ainsi que les conditions d’étude des élèves, formuler des thèmes de projets de lois en termes de revendications vis-à-vis du Gouvernement et du Parlement ». 

PRESIDIUM 

      Président de séance :            Pascal Fantodji,

                   Président du Conseil d’administration de l’INIREF 

     Membres :

          1. Jean Kokou Zounon

                     Chef du Département Management 

          1. Denis Sindété

            Responsable à l’organisation de l’INIREF 

          1. Eustache Zinzindohoué

            Interprète en langue fon 

          1. Gafari Ladany

            Interprète en langue yoruba 

          1. Fidèle Quenum

            Impresario 

ORDRE DU JOUR 
 

          1. Appel des délégations.
          2. Analyse de la situation objective.

            Interprétation en fon et en yoruba.

          1. Thèses sur les projets de lois.

              Illustrations concrètes des thèses

                         Interprétations en fon et en yoruba

          1. Débats
          2. Conclusion.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

I- APPEL 
 
 

      1. CSTB   40
      2. INIREF   20
      3. IT (FMTA)  20
      4. MFLPP   7
      5. FENUP   3
      6. AJOAB   3
      7. UNSEB   10  
 
 
      1. ALIBORI   1
      2. BORGOU   1
 

Représentants des Comités

      1. ATACORA  1
      2. DONGA   4
      3. COLLINES  7
      4. PLATEAU   1
      5. ZOU   50
      6. COUFFO   10
      7. MONO   20
      8. OUEME   12  
      9. ATLANTIQUE  40
      10. LITTORAL  14

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        Total      264

      1. Autres participants autonomes non répertoriés
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


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